OGM : demandons la transparence

OGM : demandons la transparence

OGM : demandons la transparenceChers Amis de la Santé de l’Homme et de la Nature

NOUS VOULONS L’OGM TRANSPARENCE

Aujourd’hui je dois vous tenir au courant des excès de la science, une science qui ne respecte pas la nature.

Elle a une vision réductionniste et mécaniste du vivant, dangereuse dès nos générations et plus encore pour les très nombreuses qui vont nous suivre.

L’intelligence largement distribuée entre les humains est destinée à les aider à être toujours plus humains, plus heureux, moins malades et pas des robots obéissants à des structures anonymes qui ne cherchent que le profit.

Ma longue expérience de chirurgien cancérologue m’a mis au contact des plus grands scientifiques et tout autant des malades et de leur évolution concrète au quotidien. J’ai compris la santé à travers les maladies, les handicaps, les souffrances des personnes.

On nous fait croire que la Science va tout résoudre

On devait résoudre le cancer avant d’aller sur la lune. Nous sommes sur Mars et la situation sanitaire du monde s’aggrave.

Nous voyons de plus en plus de cancers chez des personnes jeunes et nous cernons de mieux en mieux leurs causes. Il ne s’agit pas de chance ou de malchance. Il s’agit de nos comportements et il est essentiel que chacun les connaisse.

Nous ne sommes pas distincts de l’environnement. Nous en faisons intégralement partie, nous sommes interdépendants. En abîmant la nature, en l’exploitant abusivement nous nous abîmons nous mêmes. Pierre Rabhi affirmait très justement : « Soigner la Terre, c’est soigner l’Homme. »

Il nous faut déjà choisir entre l’Agroécologie avec ses rotations longues, ses associations de cultures et l’Agriculture chimique/transgénique des monocultures hypermécanisées.

A propos des Organismes (OGM) et Aliments (AGM) ou Plantes (PGM) Génétiquement modifiées

Ces sigles signifient le même phénomène : la manipulation du vivant au nom de la maîtrise illusoire de la nature.

D’emblée je m’inscris en désaccord total avec certains scientifiques médiatiques qui vous font croire que nous sommes tous génétiquement modifiés par rapport à nos parents. Quels intérêts pour tromper ainsi le grand public ?

Nous sommes différents génétiquement mais notre génome n’a pas été modifié pour que nous soyons comme le souhaiteraient peut-être nos géniteurs (vaccinés avant de naître, résistant à telle ou telle maladie, avec la couleur des yeux ou des cheveux qu’ils souhaitent..).

Dans le domaine du vivant agricole on utilise des techniques très puissantes. Citons au moins ces 3 : l’hybridation, la stérilité mâle, la mutagenèse aléatoire qui permet la transgénèse.

Nous savons qu’au niveau mondial sont déjà génétiquement modifiés : 75% du soja ; 32% du maïs ; 82% du coton ; 26% du colza auxquelles il faut ajouter de petites quantités de luzerne, betterave, papaye, et récemment eucalyptus au Brésil.

Le maïs transgénique couvrait 181,5 millions d’hectares en 2014 dans 28 pays, et les Amériques du Nord et du Sud possèdent 87,1% des plantes génétiquement modifiées (PGM) mondiales.

Deux exceptions risquent de ne pas durer : le blé et le riz… selon les parts de marché que les grands semenciers calculent à l’avance.

Australie, Canada et USA ont déjà signé des accords de synchronisation pour avancer ensemble. Des essais avec des Blés transgéniques sont en cours en Suisse et en Allemagne.

La pomme de terre PGM donnant un taux d’acrylamide réduit à la friture, la pomme qui ne brunit pas… voilà ce qui nous est préparé.

En France on nourrit les volailles et les cochons avec 4 millions de tonnes de soja dont 80% sont PGM.

Seule solution, nous voulons la transparence avec les OGM. Que chacun puisse choisir en connaissance de cause. OGM TRANSPARENCE est donc une nouvelle pétition lancée par des amis qui vise à obtenir l’ÉTIQUETAGE OBLIGATOIRE de tous les produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM

www.consommateurspascobayes.com

Les OGM inquiètent de plus en plus les populations

Le marché transatlantique (TAFTA ou Trans-Atlantic Free Trade Agreement – Traité de libre-échange transatlantique entre USA et Union Européenne puis renommé TTIP pour Transatlantic Trade and Investment Partnership) est sous la dépendance des lobbies de l’agroalimentaire. Ils se moquent de la santé des consommateurs.

Le business est le premier servi ! Ces lobbies essayent de nous convaincre en jouant sur la corde sensible de la générosité et de la solidarité car notre planète serait déjà surpeuplée tandis que la faim dans le monde diffuse aux quatre coins de la planète.

Leur leitmotiv « Sans OGM, on ne pourra jamais nourrir toute la planète ! » est faux.

Or, après 9 rounds de négociation entre US et UE, aucun élément ne filtre des échanges à huis clos, et l’on ne connaitrait même pas le mandat initial de la Commission européenne si le texte n’avait pas fuité. Cette opacité provoque la fureur des détracteurs de l’accord… et pourrait bien causer sa chute. Il est temps d’agir.

Nourrir la planète sans OGM-AGM-PGM

Le géologue Ghislain de Marsily, membre de l’Académie des Sciences, écrivait le 17 décembre 2011 dans un article intitulé ”La Terre pourra-t-elle nourrir tous ses habitants en 2050 [1]?” : « Si elle était bien répartie, la production agricole mondiale pourrait fournir aujourd’hui à chaque terrien, un régime équilibré à 3 000 calories par jour, dont 500 d’origine animale (viande, œufs, laitages, poisson).»

Les 2500 autres calories évidemment seraient d’origine végétale. Il ne s’agit pas de devenir Végan ou pur végétalien, car les carences arrivent vite au delà d’une année.

Remarquons que 2400 calories soit 100 calories à l’heure dans nos pays dits développés sont largement suffisantes pour être en pleine forme physique et mentale. La diffusion de l’obésité est un fléau social extrêmement coûteux (au moins 9 milliards par an en France) qu’il faut réduire au plus vite sans passer par des régimes inutiles et dangereux.

Le livre de Jean Philippe Feldman de 2011 [2] rejoint celui de René Lenoir en 1984 qui, déjà, démontrait que le tiers-monde peut se nourrir. Il suffit de l’organiser intelligemment et de ne pas le voir d’abord comme des terres, des réserves minières et des peuples à exploiter.

Les manifestations en août 2011, en Inde [3], contre la biopiraterie du lobby Monsanto pour avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée, sans avoir demandé l’autorisation, sont très signifiantes. Après le coton et les aubergines, Monsanto comptait imposer les oignons OGM [4].

Les objectifs du Traité entre US et UE : OGM et TAFTA, même combat !

Nous affirmons notre opposition au projet de Grand marché transatlantique (TAFTA ou TTIP) tel qu’il spolie les agriculteurs européens et perturbe la santé des consommateurs.

Nous refusons l’agrobusiness qui veut imposer les OGM. Demain, avec le TAFTA, des entreprises comme Monsanto pourraient attaquer les moratoires des États opposés à la culture des OGM devant des tribunaux d’arbitrage privés, et réclamer des indemnités de plusieurs millions puisées dans les deniers publics, nos impôts qui sont déjà terriblement élevés.

On peut craindre que le Traité ne se solde par une révision à la baisse des législations et normes européennes (sanitaires, sociales, environnementales), considérées de l’autre côté de l’Atlantique comme des barrières au commerce et aux investissements.

Un référendum en Californie pour l’OGM transparence : qui a gagné ?

C’était le 6 novembre 2012. La Californie a rejeté par référendum l’étiquetage obligatoire des OGM. « Le Non à la « Proposition 37″, qui visait à imposer un étiquetage spécial pour les produits alimentaires contenant des OGM, l’a emporté avec 54 % des suffrages » selon le ministère de l’intérieur californien.

Pourquoi un tel résultat ?

Evidemment à un tel projet qui aurait fait de la Californie le premier Etat (le plus peuplé des US avec 37,2 millions d’habitants) à imposer l’étiquetage des OGM, s’opposaient farouchement les géants de l’agrochimie et de l’agroalimentaire, qui ont dépensé près de 40 millions de dollars – essentiellement en messages télévisés – pour contrer le texte. A quoi servent certaines pub ?

En face les OGM résistants faisaient du porte à porte pour récolter de quoi payer les passages télévisés. Goliath encore une fois a gagné !

Comment a-t-on manipulé les citoyens ?

La contre offensive est classique. Stigmatiser ce n’est pas bien dans le mental du grand public. Les publicitaires savent utiliser la corde sensible quand celle de la nutrition de la planète ne marche plus aussi bien.

Les sondages ont longtemps donné vainqueurs les défenseurs de l’étiquetage des OGM. Mais le vent a commencé à tourner quand Monsanto, Bayer, BASF, Coca Cola et autres Kellogg ont commencé à faire entendre leur voix.

Aux promoteurs du texte, qui réclamaient « le droit de savoir ce qu’il y a dans nos aliments », les détracteurs opposaient la « stigmatisation » des OGM. Les opposants au texte s’étonnaient aussi que de nombreux aliments seraient exclus de l’obligation d’étiquetage, notamment la viande – même si l’animal a été nourri avec des OGM –, et les produits laitiers.

La troisième marche contre Monsanto après 2013 et 2015

Le 23 mai 2015, les citoyens du monde entier, dans une cinquantaine de pays et plus de 35 villes françaises, métropole et Dom-Tom ont marché contre Monsanto et consorts, multinationales des OGM et des pesticides. I

Ils veulent une agriculture respectueuse de la santé des travailleurs, des consommateurs et des générations futures, pour un nouveau modèle agricole vertueux, respectueux de l’environnement : l’Agriculture Biologique ou Biodynamique et la Permaculture.

Elles sont créatrices d’emplois si on sait les valoriser chez les jeunes en particulier qui ont une vraie orientation écologique.

Un tel mouvement de masse démontre qu’il existe une véritable inquiétude citoyenne au sein de l’Union Européenne concernant ces accords transatlantiques.

Evidemment, l’industrie américaine voudrait logiquement que le TTIP avance sur cette question en supprimant la labellisation OGM et les normes de traçabilité.

L’arroseur arrosé logiquement

Depuis d’innombrables années que le public vote, par ses achats, en défaveur des OGM et des toxines associées, l’impact est maintenant mesurable à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement. Au sommet, Monsanto subit une perte financière continue, des chaînes leader comme Whole Foods sont obligées d’exclure les OGM et les fabricants réticents à faire le pas vers le free GMO (sans OGM) perdent instantanément des parts de marché.

La vigueur soutenue de la croissance des ventes d’aliments biologiques est réelle.

Il semble que l’expérience US des OGM fait face à de sérieuses difficultés en ayant échoué socialement, financièrement et sur le plan sanitaire.

Les agriculteurs conscients de ces évidences suivent la nouvelle ruée vers l’or BIO et sans OGM et se convertissent pour répondre rapidement à la demande.

Le département américain de l’Agriculture (USDA) a récemment annoncé une subvention 66,5 millions $, dont une partie soutiendra la recherche au sein de l’OERI (Organic Agriculture Research and Extension Initiative) [Initiative pour la recherche et le développement de l’agriculture biologique]. Un des objectifs de l’OREI est d’identifier les contraintes politiques et de marketing pour le développement de cette agriculture.

Les consommateurs français désireux de consommer des denrées n’utilisant pas ces technologies peuvent opter pour des produits étiquetés « nourris sans OGM (0,1 ou 0,9%) », cela veut dire qu’ils peuvent en contenir 0,1 à 0,9%.

Poulets au chlore et bœufs aux hormones et procès des multinationales contre les Etats…

Les négociations sont si secrètes que l’on ne sait pas vraiment ce qu’elles contiennent. Une partie de l’opinion redoute que cet accord ne force les Européens à accepter des OGM ou du boeuf aux hormones.

Le mandat confié par les Etats à la Commission est plutôt ambigu. « L’accord visera à éliminer les obstacles inutiles au commerce et à l’investissement y compris les obstacles non tarifaires existants« , peut-on lire dans le texte disponible en ligne. Le mandat annonce la mise en place de garde-fous pour éviter une déréglementation désordonnée.

Une alimentation saine pour tous sans pesticides dans nos assiettes [5]

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) d’Organisation mondiale de la santé classait le Roundup de Monsanto, l’herbicide le plus vendu au monde et indissociable de la culture des OGM, comme « probablement cancérogène« . Cela veut dire ”certainement cancérigène”.

Nous voulons donc que soit prise en compte des études indépendantes sur les conséquences toxiques des OGM, pesticides, perturbateurs endocriniens et hormones de croissance, sur notre santé et sur l’environnement, ainsi que l’attribution de budgets publics permettant l’indépendance totale de la recherche sur ces sujets.

Nous réclamons le retrait immédiat des produits toxiques abusivement présents sur le marché, pour agriculteurs ou jardiniers, et plus particulièrement le Roundup et les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

Réapproprions-nous les biens communs, contre les intérêts privés d’une minorité ! Le choix de la transparence

Nous voulons la cessation immédiate des brevets sur les semences et le vivant, régulièrement entachés de biopiraterie.

Nous voulons la liberté d’usage des semences de ferme, ainsi que leur échange entre jardiniers amateurs, car il est inacceptable que des entreprises privées aient la mainmise sur une diversité génétique qui appartient à toute l’humanité, fruit d’un savoir-faire millénaire qui constitue la source de toute alimentation humaine.

Il n’est pas admissible que dans de nombreux pays, particulièrement du Sud, les « lois semencières » dictées par les multinationales menacent la souveraineté alimentaire et criminalisent, comme de vulgaires voleurs, les paysans qui produisent et échangent des semences traditionnelles. Nous l’avons personnellement vérifié avec le blé et travaillons dans le bon sens pour le retour aux blés anciens.

Une alimentation saine pour tous !

Je rappelle un des « droits universels de l’homme« , le plus bafoué sur la planète, qui a des conséquences humaines et géopolitiques considérables : le droit à une alimentation adéquate pour sa Santé (suffisante en qualité comme en quantité). Ce devrait être la première préoccupation des gouvernants de chacun des pays signataires…

Nous dénonçons la dérive des fermes-usines où des animaux sont parqués dans des cages pour être gavés d’OGM, sans qu’aucun étiquetage n’éclaire le choix du consommateur.

L’agriculture biologique, sans OGM ni pesticides toxiques, respectant les équilibres climatiques, ne doit pas devenir une niche commerciale réservée à un public averti ou privilégié, mais bien la solution pour offrir une alimentation saine pour TOUS.

Une première étape pour la Santé serait le passage de toutes les cantines scolaires et restaurants collectifs à des menus « 100 % bio » afin de soutenir les transitions d’agriculteurs désireux de faire évoluer leurs pratiques. La confiance doit être rétablie.

Le Rassemblement des citoyens consommateurs

« Consommateurs pas cobayes ! » qui vous a été présenté dans ma Lettre du 9 avril 2015 après avoir lancé une première campagne de pétition « pour un moratoire sur l’importation des OGM et du Roundup » toujours en cours, vient de lancer, avec mon soutien, une deuxième campagne de pétition « OGM TRANSPARENCE » à signer sur www.consommateurspascobayes.com qui vise à obtenir l’ÉTIQUETAGE OBLIGATOIRE de tous les produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM.

La grande Marche Mondiale contre Monsanto est fixée au samedi 21 mai 2016. Elle aura lieu partout en France avec pour thème « OGM TRANSPARENCE ».

Ainsi l’Agriculteur sera vraiment le 1er acteur de notre santé.

Voilà pourquoi nous proposons que dans un an soit créé le Ministère d’Etat chargé de l’Agriculture et de la Santé, car l’un ne va pas sans l’autre.

Ensemble, construisons une société dans laquelle la croissance, même si elle est essentielle, ne constitue pas la seule valeur commune.

Bien cordialement à tous

Professeur Henri Joyeux

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